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La contractureA la différence de la courbature, la contracture musculaire apparaît généralement au cours d'un entraînement intense souvent en fin de séance. Localisée sur une zone limitée le plus souvent sur la partie postérieure de la cuisse (ischio-jambier) ou au niveau du mollet, la fatigabilité musculaire engendre une difficulté voir une absence de relâchement du muscle,Ce défaut de relâchement est marqué par la baisse importante de l'ATP qui apporte l'énergie nécessaire pour la contraction et la décontraction du muscle et son incapacité à évacuer le calcium qui s'est amalgamé autour des 2 filaments d'actine et de myosine qui constituent le cœur même du mécanisme de contraction. Pour tenter de schématiser la situation, imaginez 2 élastiques (2 filaments : l'actine et la myosine) ayant sur leur corps de multiples « ventouses » qui s'attirent et s'unissent par l'intermédiaire du calcium pour permettre la contraction musculaire. Ainsi, la contracture musculaire pourrait se définir comme la persistance d'un "bouchon calcique" entre les filaments les empêchant de se détendre. Il va de soi que ce schéma simplifié doit être multiplié par des millions de connexions qui constituent l'ensemble des fibres musculaires sur un seul muscle.
L'arrêt de l'effort est nécessaire au risque d'aggraver la situation. Le besoin immédiat de reconstituer les réserves énergétiques passe par une réhydratation et la prise d'aliments glucidiques. Un repos de 24 heures reste suffisant : la reprise d'un effort modéré comme le vélo (sport porté) peut faciliter la récupération. De même, des étirements peuvent être envisagés. Cependant, si l'on prend comme exemple la contracture de la cuisse partie postérieure, vous pouvez vous étirer tous les muscles autour sauf les ischio. L'idée est de faire oublier à votre corps le spasme musculaire à ce niveau d'autant que ce muscle subit souvent des tensions et des contractures profondes d'autres muscles tels le muscle pyramidal (muscle postérieur du bassin: voir vidéo réf. : étirements de récupération, étirements des fessiers et du pyramidal) et/ou le psoas iliaque. Le massage n'est pas forcément conseillé au départ car il est parfois difficile de faire la différence entre une contracture et une élongation au risque donc d'aggraver le problème. Les anti-inflammatoires, souvent pris pour soulager la douleur, ne sont pas non plus utiles. L'idée essentielle est de permettre au corps de récupérer naturellement ses capacités sans artifices : repos, chaleur, sauna, jacuzzi, hydratation, alimentation, vélo à allure modérée sont les meilleurs ingrédients.
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