La courbature



Chacun sait ce qu'est une courbature. Elle reflète l'état douloureux de la musculature dans son ensemble à la suite d'un effort intense et inhabituel (à la différence d'une contracture qui est plus localisée, sensible sur un point précis).

C'est à la suite d'un effort de vitesse, de sauts en contrebas, de course en descente, que les muscles doivent freiner le mouvement ce qui correspond à un allongement du muscle (ou travail excentrique) tout en devant assurer une contraction donc un raccourcissement musculaire pour  permettre le mouvement. Ce travail forcé provoque des microtraumatismes de la structure même du muscle : délabrement du tissu conjonctif qui est une enveloppe protectrice des cellules contractiles et de ses attaches (stries Z).

Les symptômes de la courbature sont  décrits comme provoquant les muscles durs, sensibles au toucher, douloureux à chaque mouvement, incapables de supporter de grosses contraintes et apparaissent souvent 1 à 2 jours après (Wietoska et Böning 1979).

Une forte courbature ne doit pas être considérée comme un problème mineur car si l'effort intense devait se poursuivre, il se peut que des lésions plus importantes (élongation ou claquage) apparaissent.

Afin de mieux récupérer de cette situation, il est nécessaire d'effectuer malgré tout des efforts modérés (vélo ou natation par exemple). Sauna et jacuzzi ou une table hydromassante peuvent agrémenter la récupération en favorisant la vascularisation. Les massages ne sont pas forcément conseillés en première intention. La pression trop intense du massage pourrait aggraver les microtraumatismes et faire réagir le muscle par une tension réflexe néfaste. Par contre quelques jours après, pourquoi pas.