Courir tasse le dos



Expression courante chez ceux généralement qui ne courent pas. Alors pourquoi sommes-nous en France 2,5 millions de pratiquants assidus si les risques étaient si importants ? Avons-nous vraiment analysé l’origine exacte du problème ? sans se soucier par exemple des conséquences sur notre dos de 8 heures de travail statique.

 

Imaginez-vous = assis sur une chaise de bureau plus ou moins adaptée à votre morphologie, un bureau encombré de dossiers dont la profondeur souvent limité, laisse peu de place pour l ‘écran et le clavier de votre ordinateur qui, de ce fait, se retrouvent placés de côté.

Résultat = attitude en torsion du dos et du cou, bassin fixé sur la chaise, jambes et pieds plus ou moins bien installés, avec risque de contracture musculaire et rotation vertébrale exagérée donc de blocage articulaire.

Aussi, faut-il donc incriminer les réactions de la gravité sur notre dos en courant plutôt que les conséquences statiques d’une journée de travail ?

 

Et si l’envi de se dérouiller les jambes et de se détendre l’esprit venait à vous prendre, quelles seraient les risques encourues réellement ? La réponse est simple : allez-y !! Car une sortie de fin de journée vous apportera dépense utile et détente (voir rubrique : les bienfaits de la course à pied).

Par contre, il est indispensable de respecter quelques règles élémentaires de mise en route.

 

Le programme peut se décliner comme suit :

1. marcher tranquillement 5 minutes (5’) en inspirant et surtout expirant profondément.

2.  les 5’ suivantes sur un travail de 1’/1’ : alterner mouvements des bras en avant, en arrière comme un moulin à vent et amplitude du pas (cycle de jambes ample avec mouvement successif en talon/fesse puis flexion de hanche avec genou haut en avant) pendant 1’ et ensuite une marche tranquille pendant 1’ pour récupérer. Ces exercices actifs correspondent à des étirements dynamiques (travail coordonné entre contraction musculaire et étirement).

3. après cet échauffement doux mais stimulant, trottiner 10’ en associant course lente et accélération progressive sur 30/40 mètres.

4. enfin, retour au calme pendant 2/3’, avant votre séance spécifique, avec des étirements plus statiques pour favoriser l’amplitude articulaire et l’extensibilité musculaire des muscles quadriceps/fléchisseurs de hanche, ischio-jambiers/extenseurs de hanche/fessiers et mollets (voir vidéo des étirements de ces muscles).

5. débuter votre séance spécifique que vous avez prévu.

6. après votre séance consacrez 10’ pour des étirements de récupération après effort que vous complèterez plus encore en fin de journée chez vous au chaud (voir étirements de récupération).