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Les effets physiologiques du joggingPour un débutant, courir à allure régulière et longtemps n'est pas chose aisée. Normal, puisque votre cœur, vos artères, vos veines, vos muscles et articulations, vos organes (en particulier votre foie), ne sont pas habitués à travailler dans ce domaine c'est-à-dire que votre organisme n'est pas capable de déplacer votre corps (donc votre poids) pendant un certain temps et avec une certaine vitesse.. Prenons l'exemple des muscles: ils se contractent et se relâchent pour mobiliser vos articulations selon une vitesse, une amplitude, une angulation et ainsi initier le déplacement. Ce mode d'action est automatique, programmé dans nos gènes.Cependant, le rythme quotidien vous a fait perdre l'habitude de vous dépenser ; non pas dans les tâches de la maison ou au travail qui demandent peu d' énergie pour les accomplir mais plutôt dans la dépense physique continue et longue telle que la course à pied. Ainsi, après 30 minutes d'effort (voir parfois moins), votre cœur s'emballe, votre souffle s'affole, vos jambes ne vous portent plus, votre rythme baisse très vite. Les muscles ne sont pas capables de soutenir la charge car ils fatiguent très vite. Un effort de ce type demande à vos muscles de l'énergie et de l'oxygène pour qu'ils puissent fonctionner et se tonifier. Cette énergie (le glycogène en est la source principale ) est présente en quantité suffisante dans l'organisme car elle est stockée largement dans les muscles et le foie. Au cours de votre jogging, il est nécessaire qu'elle puisse être récupérée de ses lieux de stockage pour être acheminée et être utilisée par les muscles. L'oxygène sera disponible en quantité suffisante si vos poumons, cœur et artères seront capables de le transporter dans les meilleures conditions ; de même vos veines devront être aptes à évacuer tous les résidus liés à la combustion musculaire.
Et pour que cette énergie et cet oxygène puissent être captés et utilisés facilement - ce qui est difficile quand on débute en course à pied - il est nécessaire de travailler de manière régulière et acquérir une tonicité musculaire suffisante pour obtenir une fluidité du mouvement des jambes. Courir à vitesse régulière permet dans un premier temps d'obtenir des effets sensibles. Par contre, pour continuer à progresser, il est indispensable de diversifier le travail. Et c'est bien dans ce contexte de fluidité des jambes que votre entraînement devra acquérir de la tonicité pour être ensuite capable de courir longtemps. Il faut privilégier la qualité de vos appuis par le travail en tonicité des mollets, des cuisses ainsi que le dos via les muscles du tronc (abdominaux et dorsaux-lombaires) et ceux du bassin. Il sera intéressant donc de compléter vos sorties par une séance en salle (surtout l'hiver) pour tonifier et conserver une élasticité musculaire. |