La musculation a-t-elle vraiment une place dans le milieu de la course à pied ?
Force et endurance sont-elles compatibles alors que tout les oppose ?
Certains pourraient exprimer que la musculation tend à développer le volume musculaire, à prendre du poids, à diminuer la qualité vasculaire donc l'endurance que recquiert la course à pied. Et ils auraient sûrement raison.
Cependant, certaines études ont démontré le bien fondé d'un travail musculaire. Une étude finlandaise consistait à limiter de 30% l'entraînement en endurance chez des skieurs de fond et le remplacer par un travail de force de type explosif. Après 6 semaines d'entraînement, les performances aérobies n'avaient pas diminué alors que la puissance de ces athlètes s'était largement accrue.
Des résultats identiques sur des coureurs de course d'orientation ont également été mentionnés. Après 9 semaines, le groupe qui s'entraînait en force et en endurance avait nettement amélioré son temps sur 5 km contrairement à l'autre groupe qui travaillait à 100% en aérobie.
Ce qui revient à dire que le travail de force améliore la capacité à supporter les charges d'appui au sol et à conserver de manière plus efficace sa foulée. Cette facilitation musculaire permet de ce fait de limiter les dépenses énergétiques liées au déplacement donc d'être plus efficient en terme de performance.
Il est néanmoins indispensabe de respecter un certain nombre de paramètres:
- nécessité d'un travail physique préparatoire général afin de préparer au mieux le corps aux charges.
- augmentation progressive des charges.
- pour ne pas prendre de masse musculaire, séries brèves et maximales sont primordiales.
- qualité du placement et choix judicieux des exercices et des répétitions.
Notre fil rouge de la rentrée est consacré aux différents moyens pour améliorer sa tonicité. Nous vous incitons à consulter régulièrement notre site pour connaître les exercices et le rythme à avoir.