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L'humeur du jour

01/09/2010
Les conseils du spécialiste



 

Quoi dire, quoi faire, lorsque le principe de précaution est maintes fois exprimé sans observer de réels changements quant à son respect ?

Voici un mystère qu'il va falloir élucider.

 

Quid du principe de précaution  ?

En fait, au cours de chaque course officielle, nombreux sont ceux qui partent comme des "balles", la foulée légère, le souffle altier, le regard pétillant, les mots rigolards entre copains de course. Sont -ils vraiment conscients de leur rythme, de leur vitesse, de leur capacité à tenir ?

Pour certains, cela ne semble vraiment pas le cas. Ces départs suicidiaires les rattrapent quelques kilomètres plus loin. A ce moment, les pas sont plus courts, le souffle s'entend d'une hyperventilation effrénée, la machoire se crispe, les mots ne sortent plus.

L'éxagération pourrait faire sourir cependant le constat est réel et souvent cruel.

 

 

Apprenez donc à respecter votre niveau de performance. Sommes nous vraiment sûr de le connaître ?

 

Il est nécessaire de suivre le rythme à avoir selon vos objectifs déterminés à l'avance. Partir à un certain tempo aidé de votre montre GPS vous guidera. L'utilisation du cardio peut être utile.

Cela s'apprend le plus souvent à l'entraînement au cours des séances de fractionné long. L'accumulation des efforts entrecoupés de temps de repos court, vous amènera en fin de séance à devoir gérer votre foulée, vos bras, votre souffle.

La fatigue génère des réactions néfastes contre lesquelles il faut lutter.

Prenez conscience dans la difficulté à vous relâcher, à utiliser vos bras plus que de raison, à coordonner bras/jambes de manière la plus fluide possible. Facile à écrire certes.

Ce travail vous apprendra à connaître votre capacité à tenir une allure donc à respecter les premiers kilomètres d'une course même si vous avez l'impression d'être facile.Tant mieux car la suite peut se révéler douloureux.

 

Les réserves énergétiques sont celles qui vous amènera à bon port. Pour simplifier, vous avez 2 types de carburant : le diesel et le super. Le diesel est celui qui vous permettra d'aller au bout à vitesse plus réduite alors que le super est là pour vous donner de la vitesse donc d'obtenir des performances.

Au départ d'une course, tout va bien, les réservoirs sont pleins. Votre foulée est facile, rapide. Vous utilisez dans ce cas là le super d'où cette sensation euphorique du départ. Mais très vite, le niveau de cette énergie baisse et vous devez passer en mode diesel avec une allure plus maîtrisée. Le rapport entre ces 2 énergies à travers leur capacité et leur utilisation sera l'aboutissement de votre investissement. Si vous partez trop vite, vous brûlez très - trop vite ce super qui viendra à manquer quand au fil des kilomètres, la vitesse se réduisant inéxorablement.

 

Les courses préparatoires d'un marathon par exemple peuvent vous étalonner quand à ce fameux rythme à avoir. Un semi 5 à 6 semaines avant l'échéance reste un excellent repaire. Votre allure sera un peu plus rapide puisque vous ne faîtes que la moitié de la distance.

 

Ainsi pour apprécier les courses jusqu'au bout sans sombrer dans le calvaire bitumé, modérez votre tempérament au début.

 

 

 

 

 


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