Croyez en l'augure, sur chaque course, bon nombre de coureurs ne savent pas gérer leur allure.
Que le kilométrage soit court ou nettement plus long comme un marathon, il y aura toujours des " fadas " pour ne pas estimer correctement au départ leur vitesse à laquelle ils doivent avoir pour tenir la distance.
Les premiers kilomètres sont souvent avalés sur des bases limite aérobie/anaérobie. Pourquoi pas pour se placer dans un groupe et être aspirer par celui-ci. Ensuite il faut savoir doser le rythme et être conscient de son état : cardiaque, respiratoire.
Le souffle est un indicateur judicieux : suis-je en hyper ventilation ? l'expiration est -elle régulière et profonde ? A cela il faut rajouter la sensation des jambes, la qualité de la foulée, la cadence. Si tous ces paramètres sont au rouge seulement après quelques kilomètres, il faut vous dire qu'il y aura un problème dans peu de temps. Et croyez en l'expérience de certains, ça va très vite avec une impression d'avoir un parachute ouvert accroché au dos !!!
Donc, ne vous surestimez pas, restez dans votre allure souhaitée, souvent testée à l'entraînement.
Il est souvent utile dans garder un peu sous le pied au départ pour " envoyer " ensuite. Et ça marche. L'économie initiale vous fait passer en fin de parcours par une sensation de facilité très agréable d'autant que pour ceux que vous doublez, le contexte est totalement différent. Le rôle de chasseur est plus sympa que celui de chassé.
Alors essayez au moins une fois et vous verrez.