Courir quand il neige présente des avantages et des inconvénients (lire par ailleurs).
Et comme dit James, courir sur la neige est périlleux.
Vos appuis sont fuyants au risque de faire une sortie de route à chaque pas. Il existe cependant une manière particulière pour éviter cela. Le fait de raccourcir ses appuis, réduit la distance entre la pose du pied au sol et le centre de gravité. Ce qui revient à dire que votre déséquilibre sera limité.
Par contre, il est possible d'avoir une foulée rythmée et fréquente si vous respectez les consignes précédentes. Votre buste doit rester droit: cela demande un travail très important de gainage, les abdominaux et paravertébraux cervico-dorso-lombaires sont mis grandement à contribution. Le bassin est donc bien stable: son ondulation - haut/bas - est limitée c'est à dire qu'il se déplace le plus horizontalement possible.
Les bras sont également très utiles pour obtenir ce bon équilibre: vous devez sentir vos épaules hautes pour amortir au mieux la pose des pieds au sol enneigé et glissant. La cadence des bras s'accélére, le rythme impose ainsi aux jambes de tourner plus vite d'où cette sensation de vitesse au sol sans créer pour autant de déséquilibre (on revient à la notion de la réduction entre pose du pied au sol et centre de gravité).
Pour ceux qui courent peu, ne pensez pas que cela ne vous concerne pas. Techniquement, cela peut paraître déroutant mais tentez l'expérience: naturellement votre allure sera réduite pour mieux s'imprégner de la situation.